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Blog de Lorenzo

Voyage en Turquie et Grèce

 

 

 

 

 

 

Il était fois un dimanche de juillet 2011 où l’envie de descendre à Nantes me prend pour aller voir l’ami Normand…  

 

  Après les discussions des semaines précédentes sur des destinations non convenues jusqu’alors, arrive enfin le moment d’acheter les billets d’avion. Ce sera finalement un aller simple pour Istanbul et un retour par Athènes. La Turquie et le Grèce dans le même voyage, et pourquoi pas ? Nous sommes à une semaine seulement du départ !

 

Il serait temps d’aller se procurer un peu de documentation, je m’occuperais de la Turquie et Anthony de la Grèce. De mon coté, j’opte pour le  Lonely Planet, guide de voyage que je connais de mon aventure Népalaise et dont j’attend la perspicacité et la rigueur des informations. Anthony, lui choisis le Géo comme guide, on jugera plus tard du sérieux de cette édition.

 

 

 

 

 

 www.geoatlas.fr/medias/maps/Etats%20du%20Monde/turquie/p4e/turquie_rout.jpg

 

 

Nous voila équipés pour le départ, Anthony passe me prendre le lundi 1 aout après-midi pour sa Normandie natale.

 

 

 

 

 

 

JOUR 1 : Nous partons mardi midi de Caen en covoiturage avec des gens d’une sympathie exemplaire et une expérience importante des voyages. Les discussions vont bon train dans la voiture et la route passe vite malgré une chaleur moite. Nous sommes déposés dans le 13e arrondissement, au sud de la capitale. L’aéroport se trouve complètement à l’opposé, il nous est donc nécessaire de poursuivre en métro. Après une bonne demi-heure de trajet et un changement, nous arrivons à destination, Roissy, pour une nuit d’hôtel à quelques minutes de l’aéroport. Nous ne voulons pas prendre le risque d’être en retard.

 

 

 

 

 

JOUR 2 : Réveil à 6h30 pour la douche express et un p’tit dej assez copieux et en route pour CDG. Après l’enregistrement des bagages, il nous reste quelques minutes pour appréhender ce qui nous attend, Normand (ce sera sa dénomination ;) n’a jamais pris l’avion, mais le stress ne l’envahit pas, tant mieux. Le vol vers Budapest, notre 1e escale se fait en 3h à peine et le transfert est très rapide, petit retard oblige. Le temps nous est suffisant pour quémander un tampon sur le passeport flambant neuf, wououhh ! En route (en vol plutôt) pour Istanbul et la Turquie !! Nouveau tampon et direction le centre historique. Nous prenons le métro qui nous amène à Sulthanamet, et ses mosquées magnifiques. En arrivant sur la place, c’est l’ébahissement devant la Mosquée Bleue, la plus réputée d’Istanbul. D’une taille imposante, elle est constituée de 6 minarets, sorte d’obélisques qui délimitent les extrémités de celle-ci. Pour une première, la surprise est de taille. Non loin de là, à quelques centaines de mètres, une seconde mosquée presque aussi grande mais plus ancienne dont l’histoire est rocambolesque (on la visitera plus tard) lui fait face ! Le Ramadan vient de débuter depuis 2 jours et les fidèles se réunissent par centaines aux abords de la fontaine centrale. Nous reviendrons plus tard, il nous faut trouver notre hôtel, réservé depuis peu. Mon sens de l’orientation ne me suffit pas à trouver avec la seule adresse postale dont je dispose, les passants et commerçants nous aident avec une joie surprenante (je doute qu’un touriste perdu à Paris soit si bien accueilli)  et nous finissons par nous poser enfin, le voyage a été finalement fatiguant. J’en profite pour préciser qu’avec la Turquie il y 1 heure de plus par rapport à la France.

 

 

La Mosquée Bleue d'Istanbul

 

Une fois reposer et laver, nous retournons à la Place Sultanahmet pour rejoindre les festivités. Nous décidons de visiter la Mosquée Bleue. Il nous faut bien sûr nous déchausser pour entrer, la douceur du tapis est très agréable, le silence est de rigueur et la contemplation de l’intérieur est totale. Mosaïques, dômes, couleurs vivent m’enchantent, je n’imaginais une telle beauté. Je ressors de cette expérience avec le sourire de l’enfant gâté. A l’extérieur les familles sont réunis et attendent l’heure de pouvoir manger (ramadan oblige), le mode piquenique est plébiscité. La dernière prière distribuée par haut parleur à travers la ville, annoncée par toutes les mosquées répand la fin du jeûne journalier. L’ambiance générale est à la fête et l’allégresse des Turcs est palpable. C’est un peu l’esprit ‘marché de noël’ car se succèdent une multitude de boutiques en bois avec vente d’artisanat. L’activité décroit aux alentours de minuit, nous décidons de rentrer car demain devrait être assez chargé.

 

 

 

 

 

 

JOUR 3 :Merhaba* ! Ce jeudi, nous nous levons tôt pour entamer la visite de la Mosquée Sainte Sophie (Aya Sophia ou église de la sagesse divine). L’entrée est à 10€ (env 20 Livres Turques) car c’est un site riche en histoire transformé en musée. A l’origine cette église fut achevée en 537 et restera la plus grande jusqu’en 1453. Elle deviendra par la suite une mosquée jusqu'à ce qu’Ataturk ne la transforme en musée. Les deux religions se côtoient et l’on peut voir des peintures du Christ et aussi des inscriptions en arabe, mélange subtil et surprenant !

 

Eglise Sainte Sophie, Istanbul

Eglise Sainte Sophie, Istanbul

 

 


 

 

Il est déjà tant d’aller reprendre des forces avec le 1e kebab du voyage. La finesse de la viande m’étonne et le repas est englouti rapidement… La mission de l’après-midi consiste à visiter le ‘vieux bazar’, sorte de souk couvert où échoppes, artisans du cuir, du métal, de la porcelaine, mais aussi vendeurs de vêtements ou de fruits et légumes se côtoient dans une espace pour le moins restreint. La chaleur est élevée, le monde impressionnant, un vrai labyrinthe. Mon sac étant plein à craquer, je ne ramène rien de cette escapade. Nous poursuivons par la visite des alentours quand nous faisons une trouvaille étonnante, il existe des lieux publics à proximité des mosquées où les gens viennent se laver les pieds et se rafraichir  dans un endroit étudié à cet usage. La marche et la chaleur nous font grandement apprécier ce lieu en sous sol et nous en ressortons regaillardis. Nous sommes parés pour une visite de la baie du Bosphore en bateau pour une durée de 2h. Emmenés par 2 guides francophones nous scrutons les 2 rives dans une succession de palais, mosquées, hôtels de luxe, universités…Nous faisons une pause coté est d’Istanbul, sur le continent Asiatique pour une petite demi-heure, le temps d’une bière turque, la fameuse Efès. ‘L’effet se’ fait sentir et nous bouclons la vadrouille très content. Nous rentrons pour nous rafraîchir et manger un morceau avant de partir en mission narguilé. Il semble inévitable de tester cet instrument collectif dédié au tabac. Le narguilé est une sorte de pipe à eau en verre d’une taille variable (jusqu'à 1m de haut) et muni d’un tuyau dont l’embouchure sert a aspirer la fumée qui se refroidit en passant dans l’eau. Plusieurs parfums, souvent fruités, existent, la spécialité du lieu est la pomme. Nous restons deux bonnes heures et refaisons le monde autour d’un thé. L’ambiance est feutrée, petites lanternes ci et là, canapés et tables basses sur de petites terrasses étagées font de ce lieu un délice de calme et de repos. Il est minuit passé, en route pour un bon lit. Il va encore faire chaud cette nuit car nous évitons l’usage de la climatisation pour éviter maux de gorge et autres mauvaises surprises (c’est bon aussi pour la planète ;) bonne nuit.

 

 

 

 

 

JOUR 4 : Nous voilà déjà au 4e jour du périple, la nuit a été courte (nous avons changé d’hôtel car nous ne pouvions rester qu’une seule nuit dans le 1e) car la fenêtre ouverte et la première prière du matin, à 4h tout de même, me tire de mon sommeil. 2 Japonaises dorment dans le même petit lit à coté et les ronflements passagers sont aussi là pour nous rappeler les joies du ménage à 4 ! Bon il faut se motiver, douche et petit dej’ avant d’attaquer la visite du Palais Topkapi.

 

Palais de Topkapi, Istanbul

 

 

 

 

 

Nous préférons ne pas y aller trop tard pour éviter la foule de touriste débarquée par bus entiers. Beaucoup de bijoux, broderies, armes de poing (dague généralement) de différentes époques défilent sous nos yeux. Il est dit que ce palais recèle plus d’histoires que toutes les autres résidences royales du monde réunies ! Entre 1453 et 1839 de nombreux Sultans s’y succèdent. Le palais est constitué de 4 cours dont l’accès dépendait de la hiérarchie du sujet. Dans une partie un peu à l’écart se trouve le harem. Sa visite constitue un incontournable tant les pièces sont nombreuses et l’atmosphère atypique. Ce lieu est cependant l’habitation de la famille royale, géré par la mère du sultan en place. A la fin de la visite, une petite sieste dans le parc est la bienvenue. L’appel à la prière nous tirent de notre sommeil et nous reprenons la route, allons récupérer nos sacs et nous dirigeons vers le Bosphore. Nous attendons le bateau-bus qui nous mène sur la rive asiatique. Notre périple stambouliote se termine. Nous sommes déposés à la gare ferroviaire et réservons nos billets de train pour Ankara. Il nous reste 4 heures avant le départ, prévu à 22h30, alors nous décidons de prendre un dolmus* pour nous rendre à quelques km où une bonne adresse nous attend. Je mange comme deux, soupe de lentilles en entrée suivie d’un plan de viande cuite au tandoori (four indien) accompagné d’une bonne assiette de riz basmati cuit à point. Repus, nous reprenons la route de la gare, faisons une dernière pause dans le port et nous rendons au quai n°9. Nous avons réservés un train couchette. Nous sommes étonnés de l’équipement dont nous disposons, électricité, lavabo, clim, réfrigérateur et lit superposés. Passé l’étonnement, nous nous disons qui va quand même falloir se reposer, dans un lit qui bouge, on verra ce que ca donne. Je me pose dans mon lit et commence enfin à écrire mon récit de voyage…tant de chose se sont déjà passées qu’il me faut des efforts de mémoire pour rassemblé toutes nos missions. 1h, allez dodo, bonne nuit !

 

Réveil dans le train, à l'approche d'Ankara

 

 

 

 

 

JOUR 5 : Le réveil de ce samedi matin se fait vers 6h30, nous devons arriver à Ankara vers 7h15. Il y a de quoi prendre un petit dej’ dans le frigo, parfait, jus d’orange, biscuits, chocolat et eau. Arrivés au petit matin, la ville n’est pas encore très active mais la chaleur est déjà là. Nous prenons un bus pour nous conduire à l’hôtel réservé la veille, et prenons possession de notre chambre. Micro sieste et douche et nous voilà partis à la rencontre des sites intéressants. Nous commençons par le principal, une citadelle byzantine du 9e siècle perchée sur une colline surplombant la ville. L’on voit alors l’étendue d’Ankara et la diversité de ses habitats, des quartiers récents aux presques bidonvilles. Après s’être amusés avec un cerf-volant et son jeune concepteur (il le perdra au bout de quelques minutes), nous descendons de notre colline pour finalement remonter par un autre endroit pour manger.

 

Cours de cerf-volant, Ankara
 

 

 

Le petit restaurant traditionnel se trouve juste en face d’un marché aux épices et condiments. Pruneaux, noix, figues, abricots, olives, et j’en passe…Nous mangeons des meat-boals* (une révélation pour le Normand) en compagnie d’une bonne trentaine de jeunes français fraichement débarqués (C.E d’une banque). Sur le retour, les femmes du village perché nous quémandent des livres (monnaie) contre des bijoux de leurs fabrications. Les enfants sont autour de nous et les sollicitations financières sont régulières. La pauvreté à cet endroit est frappante, les habitations sont dignes d’une favela brésilienne mais le respect est mutuel et la bonne humeur toujours présente. L’heure tourne et nous optons pour la visite du musée des Civilisations Anatoliennes. Des objets provenant des divers sites archéologiques de la région sont présentés. Les périodes s’étendent du paléolithique à la période romaine classique. Une fois la visite achevée, nous rejoignons le quartier d’Ulus et son marché couvert. Nous continuons vers le centre culturel Atatürk, censé être un site à la mémoire du père fondateur de la Turquie moderne. La déception est grande quand nous voyons autant de travaux, la porte fermée et l’apparente négligence des lieux alentours. Nous poursuivons le chemin sous une chaleur torride avant d’entamer le retour à l’hôtel. Nous avons beaucoup marché, la fatigue et là, la douche s’impose pour refroidir les mollets endoloris. Une fois rétablis, il nous faut aller manger, le quartier est très occidentalisé, nous ne trainons pas à rejoindre notre lit après avoir flânés dans les rues adjacentes. Une dernière bière difficile à finir et au dodo.

 

Colline d'Ankara:

 

 

 

 

 

JOUR 6 : Debout sans presse, nous prenons le temps d’une douche avant le départ. Sortis, la chaleur est déjà là, pas loin de 25° à 9h30, nous reprenons la mission carte postale entamée la veille. Impossible de trouver une boutique qui en vend, nous finissons même par abandonner, à la grande déception du Normand. Bon, tans pis, en route pour la gare routière. Nous prenons le métro, en bon état, et pas très cher, pour allez à destination. Nous profitons d’un peu de temps pour prendre un jus d’orange, pressé devant nous(comme s’est souvent le cas ici), avant de prendre le bus. Une fois montés dans celui-ci, la surprise est agréable de voir que chaque siège est muni d’un écran avec écouteurs avec tv locale et film hollywoodiens, mais en turc, donc sans grand intérêt pour nous. Nous faisons connaissance d’un turc ayant vécu en France, très sympathique, il nous offre le thé à la pose. Il est gérant d’une boutique de poterie à quelques kms de notre destination, et nous propose gentiment de passer le voir pour y découvrir son travail. Nous feront notre possible. Une dernière navette nous conduit à Goreme, en Cappadoce, notre ville pour 2 jours. Il nous faut encore marcher sous un soleil de plomb pendant 2,5 km pour arriver au camping que nous avons choisi. A la moitié, il me prend l’envie de faire du stop, et en 5 secondes, un premier chauffeur s’arrête et nous emmènes à destination, trop de chance !! Et il parle français en plus, de quoi nous encourager à recommencer si le besoin s’en fait sentir ;) Le camping, d’un standing sans prétention est muni d’un petit market, d’une connexion wifi et d’une piscine. Notre emplacement offre une vue agréable sur les environs, montagnes, cheminées et vallées.

 

 

Vue du camping

 

 

 

Nous faisons la connaissance d’un groupe d’une trentaine de jeunes français et d’un normand qui vient dans la région depuis 37 ans, rien que ça. Géomorphologue de formation, Philippe, retraité passionné de la Cappadoce nous renseigne sur les choses à voir, sa connaissance de la Turquie et sur sa vision de la vie, des discussions passionnantes s’engagent. Il fait très chaud et un petit tour dans la piscine me tente avant de manger. N’ayant rien prévu, nous sommes invités par la monitrice du groupe et échangeons sur les voyages de chacun, un vrai régal. Nous testons le fameux ‘Raki’, alcool local à base d’anis, à 45°, bu pur, ça chasse la poussière des coui… comme dirait le Couz’ ;)  Il va falloir allez se coucher pour ne pas être pris par la chaleur matinale. Les nuits sont fraiches par ici mais la température monte très vite une fois le soleil levé.
 

  Cappadoce magique...

 

 

 

 

JOUR 7 : Debout vers 8h30 et un petit dej’ rudimentaire, nous entamons la ballade de la ‘vallée rose’ sous un soleil déjà tapant. Ce lieu magique est constitué de ‘peribacalar’ (cheminée de fée), sorte de pitons rocheux résultant d’une érosion de lave recouvrant le tuf (cendre volcanique agglomérée). De plus, beaucoup de ces cheminées ont été creusées par l’homme depuis des millénaires, permettant des abris et des lieux de cultes. Certaines églises sont encore en bon état et sont des lieux incontournables. La ballade dure depuis presque 4h quand, sur le chemin du retour, un habitant nous propose de poursuivre dans la vieille charrette tractée par son cheval. Evidemment nous acceptons avec plaisir, même si le mode de transport est rudimentaire, il nous permet de nous reposer un peu et d’admirer le paysage. Je lui propose un peu d’eau mais le refus est catégorique, ramadan oblige. Je me sens gêné, dans le sens où nous ne nous imposons pas ce rituel. Pas une goutte d’eau ni de nourriture par une chaleur comme ça doit être vraiment difficile, et cela du lever au coucher du soleil. Le papi nous dépose au bord de la route et, naturellement, je lui propose une petite rémunération. Je lui donne une livre (0,5€), mais il me réclame plus, une deuxième pièce n’est pas non plus suffisante et nous finissons par nous entendre sur 3 livres (il n’a pas perdu son temps à nous emmener, lol).

 

Dans la charette...

 

 

Nous poursuivons à pied jusqu’au village et nous restaurons avec appétit. Nous remontons ensuite au camping pour nous rafraichir. Nous décidons ensuite d’aller voir à Avanos notre ami turc rencontré dans le bus. Un peu de marche et la chance nous sourit à nouveau, un couple d’italien nous prend en stop et nous mènent à destination. Ravi de nous voir, notre ami turc nous propose le thé, puis la visite de sa galerie de poterie. Je suis émerveillé devant tant de formes et de couleurs aussi vives. Les 3 pièces rassemblent pour plusieurs dizaines de milliers d’euros de marchandise, c’est dire le nombre et la qualité des pièces exposées. Nous passons ensuite dans l’atelier de confection, puis de séchage, et enfin de cuisson. Il nous raconte le processus en détail jusqu'au vernissage. Après de amples salutations, nous allons dans le centre ville pour acheter à manger et reprenons la route de Goreme. Une fois de plus, le stop fonctionne et un couple de français nous embarque pour une vadrouille de 2h ! Ils nous emmènes visiter un château, puis la vallée de Devrent, un autre site aux cheminées de fée où la nature nous offre ce qu’elle fait de plus beau. Nous poursuivons enfin vers ‘sunrise zone’, un lieu haut perché permettant d’admirer le coucher de soleil sur les vallées environnantes. Le prix d’accès est de deux euros et nous payons l’entrée à nos chauffeurs. Grand voyageur, l’homme me questionne sur le Népal car la destination l’attire beaucoup. Le coucher de soleil arrive enfin et les photos défilent, la couleur orangée est magnifique et l’on perçoit l’admiration générale. La vitesse à laquelle le soleil descend est impressionnante. Nous reprenons la route, et sommes déposés juste devant le camping, le top ! Un grand merci à eux ! Nous finissons la soirée à discuter autour d’une bière avec les voisins…avant de se coucher fatigués.

 

Sunrise View

 

 

 

 

 

 

JOUR 8 : Le réveil est matinal car il y a une chose que nous avions raté la veille, le départ des montgolfières. Debout à 6h pour admirer ce spectacle, les paupières sont assez lourdes mais les 50 ballons survolant la vallée méritent bien le regard. Il m’est possible d’entendre le bruit des réchauds qui permettent l’ascension et je m’imagine dans l’un d’eux…à voir le soleil se lever sur cet endroit exceptionnel.

 

Montgolfières au petit matin

 

 

Bon, une petite sieste pour finir la nuit sera la bienvenue. Je me lève puis filedans la piscine pour quelques brasses, réveil garanti ! Ce matin, nous prévoyons de visiter le musée de plein air de Goreme, à un km du camping. Ce musée concentre plusieurs églises ottomanes creusées dans la roche, dont certaines sont bien conservées. Il nous est interdit de photographier l’intérieur pour préserver les peintures centenaires (9e au 11e siècle). Nous rencontrons deux françaises, dont une Bretonne (mon compteur démarre enfin, concours breton/normand oblige), qui sont parties depuis 2 mois pour un périple de plusieurs pays dont l’Egypte, la Syrie, Jordanie et Turquie, chapeau ! Nous faisons la ballade ensemble et allons au village manger un morceau. Nous nous séparons après un échange d’adresse et nous promettons de nous revoir. Il est midi passé, il est temps de prendre un bus pour une autre visite, celle de Derinkuyu. Ce site abrite des tunnels secrets où les chrétiens byzantins se réfugiaient dans de vastes cités souterraines (les armées perses et arabes combattaient les chrétiens au 6 et 7e s.) Jusqu'à 10000 personnes vivaient pendant plusieurs mois dans ces cités et les multiples conduites permettaient d’aérer et d’évacuer les restes de fumées non absorbées par le tuf. Les tunnels sont parfois très étroits et il nous faut très souvent nous accroupir pour progresser. Nous descendons jusqu'à 100m de profondeur et délirons dans ce labyrinthe ancestral. Nous reprenons le bus pour le retour au camping content de cette journée bien remplie. Il nous reste plus qu’a plier la tente et se préparer au départ. Nous remercions chaleureusement nos hôtes pour leur gentillesse et ceux-ci nous prévoient même un minibus pour descendre au village, sympa. Nous attendons notre bus pour un départ vers de nouveaux horizons, Bodrum et la cote méditéranéenne. La nuit dans le bus est très incomfortable et il est difficile de trouver une bonne position pour dormir. Entre les vibrations, les pleurs d’enfants et les arrêtes fréquents, la nuit n’est pas d’un repos satisfaisant mais ainsi va le voyage !

 

 Bodrum et son chateau

 

 

 

 

 

JOUR 9 : Nous voilà enfin arrivés à Bodrum, celle ville de la côte ouest, appelée la Saint trop’ turque, s’avère moins rutilante que nous pensions. Il est 9h passé et nous réfléchissons à l’organisation de la poursuite du périple car la prochaine étape sera Grecque. Nous filons vers le port pour nous renseigner sur les horaires de traversée et négocions de pouvoir poser nos sacs à l’agence de tickets pour pouvoir visiter le château tout proche. Il est temps de manger une bonne dorade grillée au pied de l’eau avant d’entamer la visite. Le château du 15e  est muni d’une citadelle en bon état (restaurée) et nous permet de surplomber la ville et avoir un beau panorama sur les iles environnantes. Il y a beaucoup de statues de style grec mais le plus important est sans conteste le musée d’archéologie sous-marine, le plus complet au monde. Reproduction d’épave, amphores par dizaines, salle au verre (objets en verre datant du 15e av J-C !), armureries…il nous faut 2 bonnes heures pour en faire le tour. Nous repassons chercher nos sacs avant le controle de frontière et l’embarquement pour Kos. Le bateau peut embarquer environ 250 personnes et nous optons pour le pont arrière, à l’extérieur donc. Le démarrage des moteurs génère un courant conséquent mais la sortie du port est lente. Une fois en mer, la cadence augmente et la puissance est multipliée, les remous sont vraiment impressionnants. La traversée ne dure qu’une vingtaine de minutes car Kos est visible de la côte turque.

 

 

 

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Kos, premier pas en Grèce

 

 

Nous mettons le 1e pied en Grèce avec un sourire ravi. La demande de tampon n’a pas vraiment l’air de plaire aux autorités mais nous y parvenons quand même ;)  Nous sortons de l’embarcadère et nous dirigeons vers la ville de Kos. Il nous faut trouver une carte de la ville mais vu l’heure ce n’est pas évident. Il va nous falloir trouver l’hôtel par nous même avec l’adresse. Les commerçants sont accueillants et nous aident avec le sourire. Les formalités sont rapides et nous prenons possession de la chambre. En route pour la piscine ! Il va p’tet falloir manger maintenant ! Nous trouvons une carte rudimentaire qui devrait nous permettre de nous retrouver dans ce dédale de petites rues. Nous sommes le 10 aout, c’est le jour de ma fête alors ce sera resto avec vue sur mer ! Un apéro local, Ouzo (proche du Raki), pour commencer avant de tester un plat typique, le Gyros, viande de poulet ou de porcs en lamelles avec tomate, frites, yaourt et pain type nan indien, un vrai régal. Nous discutons longuement en écoutant un groupe de musique local et repartons vers minuit. Sur la route nous rencontrons beaucoup d’européens du nord, Hollandais, Finlandais, Danois et échangeons quelques paroles avec un groupe avant de rentrer. Nous faisons un détour involontaire avant de retrouver l’hôtel et finalement poursuivre la discussion au bord de la piscine. Nous finissons à la chambre et nous couchons vers 3h du mat’ avec une chaleur étouffante. La nuit va être courte mais nous décidons de ne pas mettre de réveil, Kos sera notre pause avant la poursuite du périple.

 

Théatre

 

 

 

 

 

JOUR 10 :  

Effectivement nous nous réveillons vers 9h et pas vraiment pressés, avant de nous lancer vers l’office de tourisme. Nous souhaitons savoir comment occuper notre journée et voir les choses intéressantes du coin. Il s’avère qu’il se trouve à Kos une multitude de vestiges de l’époque romaine et grecque, ruines, théâtre, site archéologique… Nous commençons par manger un plat traditionnel à base de viande et de crudités et démarrons la visite de la ville. Nos surprises se succèdent jusqu'à l’arrivée de l’odéon, l’ancien théâtre romain. Magnifique, probablement restauré, ses 180° tracés au centimètre près, en grès et en marbre font de cet édifice un chef d’œuvre d’architecture. Nous visitons aussi les ruines de temples grecs dont celui d’Hérodote, le père de l’Histoire moderne, dit-on. Celui également d’Hippocrate, dont la renommée du sermon concernant la médecine n’a pas d’équivalent encore aujourd’hui.

 

                             

 

Quelques églises et chapelles sont également visibles mais de l’extérieur seulement. Une fois la ballade terminée, nous partons nous reposer à la plage. Des chaises de plages à perte de vue ne nous permettent pas de trouver facilement une place et nous poursuivons un peu plus loin pour finalement trouver un petit coin de sable grossier, à coté d’enfants bruyants, mais l’apaisement finit par arriver. Des touristes se font tracter sur une bouée par un petit bateau, et la chute de certains pour donne le sourire. La soirée est ponctuée d’un repas au resto avec wifi non loin de l’hôtel et à minuit c’est l’heure de fermer les yeux. Journée calme mais tout de même intéressante.

 

Rhodes

 

 

 

JOUR 11 : Le départ de Kos est prévu pour ce matin alors le réveil ne tarde pas. 8h sonne et la douche suit, puis le sac est bouclé. En route pour le port, avec quelques gâteaux et un jus de fraise en guise de petit dej’. Le vent souffle fort ce matin, et finalement le départ est décalé d’une heure, tô ! Nous prenons le bateau pour l’ile de Rhodes à 12h et arrivons vers 14h. Le retard ne nous arrange pas car nous devons repartir vers 17h pour Athènes. La visite de l’ile va être speed ! Le sac juché sur le dos, nous arpentons les rues à vive allure, sous le regard ébahi de quelques touristes pas pressés. La ville de Rhodes est entourée d’une immense citadelle datant de plusieurs siècles dont la conservation est exceptionnelle malgré l’érosion dont elle fait l’objet, Vauban est passé par là. Des tours de guet sont positionnées à distance égale, le château intérieur se trouve protégé par la muraille d’une douzaine de mètres. Un phare au bout de sa jetée permet le repérage des bateaux. Dans les rues, les arches surplombant sont nombreuses, dans le but d’éviter les affaissements. Le sol est recouvert de petits galets positionnés de manière homogène, mais cela n’empêche pas des glissades ponctuelles lorsqu’ils sont mouillés. La visite est rapide mais notre allure nous permet de voir le plus intéressant du site.

 

 

                                           

 

Le retour au bateau se fait au pas de course et nous arrivons ‘just on time’, quelque minutes seulement avant le départ. Nous revoilà partis pour Kos, qui n’est qu’une escale, pour laisser des passagers et des véhicules descendre et de recharger. Le bateau est immense, sur 8 étages, des garages au sous-sol pour finir avec les cabines individuelles. Plusieurs salles sont aménagées, restaurants, salle de conférence, cinéma, boutique, douche, tout y est. Nous profitons d’admirer le coucher de soleil depuis le pont extérieur avant de nous refugier au sec car les embruns nous sale la peau. La nuit risque de ne pas être confortable mais nous espérons être reposés pour entamer Athènes. Nous trouvons finalement refuge sans la salle de conférence  où il nous est possible de nous allonger et trouver un peu de repos malgré le bruit (c’est vite dit, dit le Normand,lol).

 

Théatre d'Herode-Atticus, Athènes

 

 

JOUR 12 : Effectivement la nuit a été courte et pas très reposante mais nous voilà à Athènes ! Le temps de prendre le bus et le métro pour rejoindre le centre, et nous voici en recherche de l’hôtel. Celui-ci s’avère être dans un des pires quartiers de la capitale. Un bon rafraichissement et en route pour l’Acropole, le site le plus mythique de Grèce. Perché sur une colline, il est constitué d’un théâtre magnifique dédié à Hérode Atticus, du temple d’Athéna (déesse de la paix et de sagesse), le Parthénon (aussi pour Athéna et sa statue représentative) et de quelques autres temples dédiés à Poséidon (dieu des Mers) et autres dieux grecs. Se trouve également la colline d’Harès. Tout le site surplombe Athènes d’où la vue panoramique est à couper le souffle.

 

Parthénon, Acropole, Athènes

 

 

 

Le Parthénon est magnifique malgré les travaux qui, visiblement, durent depuis des années. Il est temps de rafraichir le chapeau (37°) et de visiter un musée de la céramique. Nous poursuivons dans les rues, visitons un marché et mangeons traditionnel, pour moi ce sera Moussaka*. Un petit coup de pompe, il est l’heure d’aller faire une petite sieste dans le jardin National, à deux pas de la place de la révolution. A mon réveil, stupéfaction, plus de tongs ! On m’a volé mes claquettes pendant la sieste, j’hallucine !! Il va me falloir rentrer pied nus ! Evidemment, prendre le métro sans chaussures n’est pas sans attirer les regards et les sourires, parfois les interrogations. Arrivés sur le chemin du retour vers le quartier Athinas, entre drogués, clochards, prostitués et intégristes, je passe presque inaperçu ! Nous faisons quelques courses pour le soir, car le quartier n’inspirant pas confiance, nous décidons de passer la soirée à hôtel. Las de notre journée, le sommeil ne tarde pas à venir, et puis une nouvelle mission nous attend demain.



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Publié à 16:17, le 6/08/2011,
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Voyage en Turquie et Grèce, suite

 

 

 JOUR 13 : Un car de police est stationné devant l’hôtel pour notre départ, nous ignorons ce qu’il s’est passé, peu importe, nous allons prendre un bus pour Nauplie, à 2h de route. Arrivés à destination, cette ville assez riche de la côte est du Péloponnèse, est surplombée sur magistrale citadelle. Il nous faut une vingtaine de minutes pour gravir les 857 marches qui nous y mènent. Belle performance, compte tenu de la température élevée. Une fois en haut, il faut tremper le chapeau et le t-shirt pour retrouver un peu de fraicheur. La visite dure une bonne heure et demi tant le site est grand. Nous explorons un tunnel, puis escaladons la muraille, sensations garanties ! La descente se fait plus rapidement encore et la mer m’attire depuis que je suis là haut, alors la baignade s’impose ! L’eau est limpide, mais très salée, le sable inexistant, juste des galets mais que l’eau est chaude, 30sec pour y rentrer. Un petit coup de robinet pour dessaler le morceau et me voila tout beau, tout propre ! Ca tombe bien il va falloir prendre un bus pour Mycènes, à une vingtaine de km pour y trouver un camping. La surprise est de taille quand la caissière de bureau de ticket nous annonce sans aucune amabilité que les bus sont tous pleins. Précédemment, nous lui avions demandé s’il était possible de déposer nos sacs dans l’agence et son approbation était toute relative.

 

 

De plus elle nous disait qu’elle fermait le bureau vers 17h. Il est 19h et elle toujours là. Mais pas de place pour nous, ca se gâte ! Dépités, nous vagabondons à la recherche d’une providentielle solution quand nous passons devant un loueur de voiture…loué soit la location !! A 25€ une petite voiture et 100km, nous retrouvons le sourire, mais…car rien n’est simple en Grèce, il ne reste de disponible qu’un 4X4 cabriolet pour 50€. Après 3min de réflexion, nous revenons voir notre ami et acceptons sa proposition. Nous voilà donc partis en voiture à la recherche de notre camping. Nous le trouvons assez vite et installons notre campement, sous les arbres, entourés de cigales (pas mygales ;) avec une bonne baignade à la piscine pour détendre les muscles. La nuit devrait être calme si les chats, nombreux, ne viennent pas s’incruster dans la tente comme tout à l’heure.

 

 

JOUR 14 : Debout à 8h, quasiment les premiers, le soleil est encore caché derrière la montagne, je me dirige pour la brasse matinale. Une douche, 3 cacahuètes, 2 abricots secs 2 figues et un café frappé et en route pour la côte, en 4X4, la classe ! Fort de notre véhicule motorisé, nous changeons le programme et nous engageons vers la côte où un théâtre en pierre et marbre nous attend à Epidavros. Il nous faut une heure pour y aller tant les routes sinueuses se succèdent et les montées parfois raides. Notre caisse n’a finalement pas de puissance, le bruit du bolide est finalement trompeur.Arrivés sur place nous entamons la visite (gratuite pour une fois) et ma stupéfaction est énorme devant le fameux théâtre.

 

 

Théatre d'Epidavros

 

 

Demi-cercle parfait,  une soixantaine de rangées s’étagent pour accueillir jusqu'à 16000 personnes ! Incroyable ! L’acoustique est également extraordinaire, un mot prononcé à voix normale est entendu dans toute l’assemblée ! Je me mets à la place du comédien, musicien ou orateur et entame un Vive la Bretagne… sans les couplets désinvoltes tout de même. La visite se poursuit sur le site archéologique voisin avant de reprendre la route. Nous voulons maintenant trouver un site géologique avec bassin chaud d’eau soufrée. Malheureusement, nous perdons le bon chemin et nous en rendons compte un peu tard. Notre quota de 100km avec la voiture est presque atteint et nous sommes à 100km de notre point de départ. Il faudra rajouter un peu pour la location, alors nous rebroussons chemin et allons nous poser sur une petite plage vide. Ni une ni deux, à l’eau ! Le séchage est rapide car il doit faire presque 40° et dans la voiture, l’air ne manque pas, décapotage oblige ;) Encore quelques km et nous voila de retour chez le loueur de voiture, nous négocions un petit prix sur les km supplémentaires et chacun y trouve son compte. Mais il nous reste une citadelle à visiter encore à Nauplie ! A j’oubliais, il faudrait mieux prendre les tickets de bus maintenant si l’on veut pouvoir rentrer au camping ! En route donc pour la citadelle toute proche et là, seconde stupéfaction de la journée (bien différente celle-ci) derrière le beau clocher surplombant la ville, un couple, un peu exhibitionniste visiblement, semble faire des choses pas très catholiques, je vous passe les détails… buccaux-génitaux. Décontenancé, le jeune couple quitte les lieux 2 min après et il nous recroisent en voiture, gênés mais souriants.

 

 

              Le lieu du delit (ce;)

 

                   

 

Nous reprenons le bus et rentrons après quelques kms à pied à notre campement adoré, avec une petite brasse à l’arrivée. Une bonne bouffe s’impose maintenant, brochette frites, et un bon dodo. Tiens un chat, un crapaud, des moustiques, un mille-pattes, un chien, ca grouille d’activité par ici…mais la tortue a tout prévu, une tente avec fermeture ;) Bonne nuit.

 

 

JOUR 15 : Ca sent la fin, pas pressés de se lever ce matin… une piscine s’impose tout de même ! Une douche et un petit dej’ plus tard, il est temps de plier le campement, pour midi le sac est bouclé. On n’est pas là pour faire les touristes alors en route pour les visites du village, Mycènes, avec des un site archéologique les plus ancien au monde, 1700 ans avant J-C !! La chaleur est torride, au moins 35°, heureusement sans les sacs, une voiture nous prend finalement en stop alors que nous marchons sans dresser le moindre pouce !Sympa de leur part. Il s’agit de 3 personnes dont une femme âgée qui parle français malgré des racines diverses. Il y a deux sites assez proches l’un de l’autre à visiter sur Mycènes, et nos chauffeurs nous proposent de visiter le premier ensemble et de nous mener au deuxième, parfait ! Seulement après la visite du 1er site, au moment de repartir, pas moyen de démarrer, plus de batterie, tô ! A peine monter dans la voiture, mes bras se recouvrent de sueur tellement il fait chaud. Nous partons donc en recherche de câbles, italiens, grecs, français, et enfin allemands, ces derniers ont ce qu’il nous faut. Le normand part en mission branchement de câbles pendant que je m’occupe de ‘Mamie’ qui n’arrête pas de parler, pas moyen d’en placer une, et pourtant quand on parle politique et société, je ne suis pas le dernier !! Malheureusement, rien n’y fait, la voiture ne repart pas, on va devoir continuer vers le deuxième site seuls… Très aimablement, nos hôtes nous donne de l’eau fraiche pour la poursuite du périple.

 

Site archéologique de Mycènes

 

 

 

Une fois sur place, le robinet nous permet de remplir le chapeau et de faire tomber la température, merci l’eau delà !! La visite se fait tranquillement, le vent est le bienvenu car la côte est presque raide. Le site n’est pas très grand, et nous finissons par le musée, climatisé. Le retour se fait à pied, direction camping. La faim me guette depuis un petit moment quand nous passons à coté de figuiers, parfait pour l’énergie, miam miam !! Des français nous prennent en stop à 1km de l’arrivée mais pas de refus ;) voiture de location avec clim, ça ne se refuse pas ! Une brasse tiède, une douche froide, une bière fraiche et en route pour le bus, a 2 km du camping. Arrivés au bord de la route, un panneau affiche 38°, il est presque 17h. Nous devons attendre le bus suivant celui de 17h est plein, pas de souci. 2h de route pour Athènes, en bus clim, avec dodo incontournable…Revoilà la capitale. Un peu de bus et de marche et nous sommes au dernier hôtel du périple, frigo, clim, balcon…la grande classe ! Ce soir c’est bouffe légère made in carrefour market…moins la classe mais ca calle aussi. Bonne nuit !

 

 

JOUR 16 : Ce matin ce n’est pas la grande presse non plus, le moral est là, mais le retour approche à grand pas. A mon habitude dans ces moments là, l’enthousiasme diminue… mais l’envie de profiter des derniers instants reste vivace ! Et puis Athènes regorge de musées, d’endroits insolites et autres choses intéressantes à voir…en route ! Nous faisons tout à pied et choisissons le musée national. Ce musée regorge d’armes anciennes, de tableaux et de l’ancien parlement grec, somptueux… La fin de la visite arrive, quand une dame me propose de répondre à un questionnaire, assis dans l’hémicycle, je m’attèle à la tâche, assidument. Nous continuons la route et décidons d’être les ‘Maitres d’Athènes’, un funiculaire peut nous emmener au sommet d’une colline surplombant la ville, cool, un mode de transport en plus ! Il est vrai qu’en arrivant en haut, la vue est à couper le souffle, panorama à 360°, Athènes s’étale devant nos yeux. Nous discutons avec quelques français avant de redescendre. Il est temps de faire quelques emplettes pour combler les murs blancs de la maison, et de prendre le chemin d’un apéro maison, dans un resto, avec vue sur l’acropole. L’ouzo, apéro type ricard sera le bienvenu… sans eau, mais avec glaçons tout de même. La première gorgée est corsée, mais les suivantes nous enchantent, nous revisitons le périple parcouru, nostalgiques mais heureux. Tout s’est bien passé !

 

 

                    Ouzo

 

                          

 

C’est pas encore fini, ne soyons pas trop pressés… une 2e bouteille à la rigueur ;)  d’accord, mais une assiette de salade grecque avec. Il nous faut rentré car la nuit est tombée sur l’Acropole illuminée et la route est encore longue, 3-4km à pied, la distance nous importe peu, nos journées étaient comprises entre 10 et 20kms, parfois plus, alors… nous rentrons vers 23h, trainons un peu et nous couchons vers minuit, la nuit sera courte, le réveil est calé sur 5h…

 

JOUR 17 : Le dernier réveil du voyage sonne, déja, j'ai l'impression d'avoir dormi 2h, j'ai mal à la tête...Une douche et un café dans le hall de l'hôtel et en marche pour la gare. L'attente du train semble longue, mais il arrive enfin. Quelques min plus tard, il s'arrête, ha c'est le terminal, il nous faut en prendre un autre. Nous sautons dans le premier, quand nous nous apercevons que nous sommes les seuls voyageurs avec bagages...il va bien à l'aéroport ce train ? Et là, ba non !! M....e !!!

 

 

              C'est pas le bon train, oh punaise !

 

                   

 

La tension monte, il est presque 6h30 et nous devons embarquer à 7h50. Nous descendons au 1e arrêt, dans une gare paumée quasi vide ! Le temps d'appeler à la hâte un taxi et d'attendre, à nouveau. Le voilà, en route ! Devant notre nervosité, le chauffeur comprend la situation et nous promet de faire le maximum. La tension baisse d'un cran quand je vois le compteur à 160km/h, nous sommes à 35kms de l'aéroport tout de même. Nous sommes déposés à 7h10, il est encore temps d'enregistrer les bagages, grand soulagement ! Merçi à lui d'avoir pris des risques pour nous ! A peine 2h plus tard nous voilà à Chypre, l'escale avant Paris. Nous avons plusieurs heures avant le dernier vol, nous en profitons pour visiter Larnaca. L'aéroport n'est pas très grand mais spacieux. Nous préférons verifier que nos sacs soient bien en transit et que nous n'ayons pas besoin de les récupérés. Et bien si, les sacs sont bien sur le tapis roulant, on va devoir se les trimbalés, tô ! Nous prenons un petit bus pour Larnaca, la 2e ville du pays, pour un trajet de 15min environ. Une fois sur la côte, nous commençons les repérages des sites in térressants à visiter, le chateau, la mosquée et l'église. Nous visitons tout ça avant d'aller manger un dernier plat local et reprenons le bus pour l'aéroport. Nous trouvons l'endroit où nous décollons et attendont dans cet endroit quasi désert une petite heure. Voilà déja l'heure du retour en France, à mon grand désarroi...toutes les mauvaises choses ont une fin, et malheureusement les bonnes aussi !!

A l'heure du départ, Istanbul semble bien loin, la France se rapproche, un homme fait un malaise dans l'avion, la brume envahit le ciel, la température baisse... bienvenu au Pays !!

 

Album photo TURQUIE-GRECE  !!

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Publié à 16:35, le 5/08/2011,
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Bienvenue sur le blog Voyageslorenzo

En route pour le Sanctuaire des Annapurnas.

 

 

   

 

Consulter l'abum photo pour découvrir les magnifiques paysages et la culture Népalaise ...ainsi qu' un album consacré aux Etats-Unis et bien d'autres aventures...!

 



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Publié à 11:00, le 27/04/2010, Népal
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Voyage NEPAL-INDE semaine 1

       

                           

                                    

                                      Drapeau Népalais

 

 

 

 

Katmandou-Chitwan

Le voyage approche, enfin. C’est Ju qui finira par m’amener a Paris après des parlementassions avec Ienien qui avait d’autre priorités. L’arrivée à Paname se fera sous la neige et un froid assez rude. Je retrouve les filles vers 21h pour être hébergé chez une amie a Bianca, ca évitera l’hôtel et permettra de faire connaissance, véritablement. Couchés a 1h du mat ou presque, la nuit s’annonce courte, d’autant que les ronflements de la parisienne qui avait bu la veille sont assez persistants. Réveil matin 6h30, durdur, le dos un peu cassé après une nuit sur le tapis, un café et en route pour Chatelet puis CDG. La paperasse faite, il ne reste puis qu’a attendre le décollage, qui arrive enfin…Après un  service et un repas tout a fait correct, Qatar Airways oblige, une escale a Doha, l’approche sur l’Inde est en vue. Beaucoup de brouillard pour nous accueillir à 3h du matin, il va falloir attendre que Delhi se réveille pour trouver un taxi et gérer un bus ou un train pour Agra, puis Vârânasî. Alors que l’espoir de quitter cette ville oppressante se fait sentir, l’inverse va se produire. Après avoir trouvé un taxi en prépayé environ 3€ nous voila parti à la recherche de la gare. Mais voila, le taximan ne l’entend pas ainsi, il va falloir passer se renseigner dans une agence du gouvernement indien. C’est dimanche et à 6h du mat’ il n’y a pas grande activité. Le but de ces agences est d’informer le touriste et le guider dans son périple. Le train pour Agra est bondé parait-il, l’option bus doit être envisagée. Mais le simple ticket n’a pas l’air de plaire a monsieur qui veut nous refourgué un package comprenant Jaipur, Agra et Vârânasî pour 150€ par personne avec les hôtels. Hors de prix pour un pays comme l’Inde. Nous abandonnons les différentes propositions pour tenter notre chance seuls. Nous voila repartis en direction de la gare avec notre cher taximan, mais beaucoup de travaux a Delhi nous empêche le passage habituel, il va devoir demander sa route. Un comble pour un taximan. Apres un pourboire de 2€ il nous dépose à la gare. Visiblement ce n’est pas simple de gérer un billet en ce dimanche. La gare ressemble à une véritable fourmilière, nous finissons par demander l’aide de Blancs, Français par-dessus le marché. Il nous faut passer par une agence pour le ticket et là encore il ne nous sera pas proposé de solution simple. Nous perdons courage, avec la fatigue et le foutage de gue…. des Indiens. En route pour l’aéroport, nous voulons partir pour Katmandou. Apres quelques heures de galère nous obtenons le précieux sésame pour quitter Delhi ! Mais il faudra encore patienter de 15h à 7h le lendemain, sans hôtel, avec pour seul oreiller temporaire la table d’un resto. Nous finissons la nuit dans la salle d’attente pour voyageurs et son confort minimal, un siège en métal sur lequel il faudra patienter plus de 12h. Vivement le départ pour Ktm car les nerfs sont à rude épreuve, manque de sommeil, peu manger, les Indiens qui nous mates des pieds a la tète, bref le bad. Enfin l’embarquement pour Ktm, je sens la douceur Népalaise arrivée, enfin. Le vol est court, 1h30, le repas rapide mais bon, les sourires reviennent. Apres plusieurs tours de l’avion devant la chaine himalayenne, superbe spectacle avec ce ciel bleu azur l’arrivée à Ktm se fait sous un beau soleil, une vingtaine de degré, des taximan qui se battent pour nous, et nous voila parti avec ce petit vieux qui parle un peu français en direction de Thamel, dans la guest house qu’il nous proposait précédemment. Nous acceptons sa proposition apres une négociation rapide de 6 dollars pour la chambre au lieu de 8 avec les taxes incluses. Chambre correcte au 3e etage, douche et toilette dans la chambre, 2 lits simple et un double. J’opte pour le lit de droite, prés de la fenêtre, assez rudimentaire mais tellement agréable après ces 2 derniers jours sans dormir ou si peu. Une douche plus tard je me pose sur mon lit pour écrire ce premier post, les pieds au soleil. Un tour dans Thamel s’impose.

Thamel est le quartier des trekkeurs et autres touristes, jalonné de nombreuses boutiques en tous genres. Arrivée à la porte de Durbar Square, au sud,il faut faire demi-tour, 300 Rs le droit de passage…on reviendra demain. Retour de nuit par des ruelles adjacentes qui nous font un peu tourné la tête… le bruit, l’agitation, la pollution, les klaxons, l’encens, les épices… mélange subtil ;) Des noodles et au lit.

Une petite grasse mat’ se fait apprécié à l’unanimité…réveil à 9h30. En route pour un black-tea puis direction Durbar Square. Nous nous acquittons du droit d’entrée puis avançons vers la place mythique de Durbar. Beaux palais de pierre puis de bois, aux gravures précises, ancestrales et symboliques. Descendre  de Freak Street, la rue mythique des seventies…Fini les hippies, à part un sâdhu malicieux et des vendeurs de H. On nous conseille le parc aux singes…Swayambunath. En route, euh faudrait p’tet manger un morceau ! C’est parti pour des Momos, sorte de raviolis aux légumes ou à la viande fris ou à la vapeur, rudimentaires mais délicieux. Oh des singes, nous arrivons à Swayam’ avec ces innombrables Stupas, plus ou moins grands, ses Bouddhas et ces marches. Mais la récompense est  là, en haut. Dommage le stupa est en rénovation mais l’ambiance est paisible, et les temples ouverts. Les centaines de bougies brillent et la chaleur repose le corps et l’esprit. Retour à la maison par des quartiers proche de Thamel, quoique pittoresques. Une bonne nuit sera nécessaire, on a bien marché… mais après 5h à peine de sommeil, réveil a 5h30 pour de nouvelles aventures : le Chitwan National Park et ses éléphants.

6 h de bus pour rejoindre le pied du Park, à Sauraha. La pause avec les Népalais rencontrés dans le fond du bus est nourrissante, 10h du mat’, l’heure du Dhal-Bat !! Le 1er véritable, fait maison, mangé avec les doigts, pour 100Rs (1€) avec un thé. C’est de ce coté de la route, coté Népalais qu’il faut manger, j’avoue, aucun regret.

Arrivée à destination, les taximan-rabatteurs de lodge nous harcellent mais c’est Crocodile guest house que nous cherchons, sur les conseils du Népalais, des prix corrects. En effet la chambre est à 200Rs la nuit. Pour moi ce sera sans eau ni électricité, pas grave il reste un peu de batterie sur le portable… La promenade de l’a-m nous mènent vers l’authentique. Admiration des éléphants sur lesquels ont doit monter, mais aussi sur les champs environnants, l’école et les gens. Miam, les négociations ca creuse, on gère le pack éléphants, canoë et accès au parc pour 1700 Rs  Un dhal bat de plus, un tour au coin du feu, avec des jeunes un peu space et distants. Au lit, car demain c’est 6h30 ready. Des éclairs… puis tonnerre, pourvu qu’il fasse beau demain. Choubhratri !

Debout à la fraiche à 6h15, pluie pendant la nuit, brume matinale… C’est parti en Jeep pour la virée, l’air frais saisi le visage a l’arrière et ça tangue un peu, pour s’échauffer…Arrivée à 7h à peine, le temps de prendre des bananes pour l’éléphant, et on grimpe l’escalier qui monte au dos de Fan’, diront nous. Nous voila dans la foret, calme et fraiche, et recelant une belle diversité. Nous croisons daims, oiseaux, rhinos noirs, maman et son petit….et autres groupes de touristes. Ca tangue pendant une heure mais elle passe vite. On distribue les bananes et retour au bercail, un bon black tea sera le bienvenu. Suivi d’une sieste improvisée de 3 bonnes heures, réparatrice. 12h30, action miam avant le canoé. A la bourre je mange mes momos sur l’eau. Ca descend paisiblement. Des aigrettes, martin-pêcheur et autres oiseaux, quoique peu nombreux, nous émerveillent. Apres 45 min de descente il faut descendre et faire le retour a pied, à travers la foret, le kif ! Singes type enselle, oiseaux, insectes, daims en quelques minutes. Pas de tigres ni de gavials mais une belle balade finie par un thé au lait avec guides et locaux. J’offre un jeu de domino au fiston du lodge et lui apprend à jouer. Belle journée ensoleillée terminée d’un bon dal-bhat, d’un digo au pied du feu avec le chef du lieu, et en prime la visite de sa maison et la rencontre furtive de sa sœur ou sa femme, il était plus très sobre…très sympa à lui ma foi, dhanyabad !

Allez au lit, c’est tendu autours de moi, les arssouilles du coin n’ont pas l’air fin. Choubrattri !

 

 

Réveil vers 8h30 pour rejoindre le bus qui nous ramène à Ktm. Même pas le temps pour un blackT, en route, à pied. Remerciements chaleureux, avant les 8h de bus qui nous attendent. Un dal-B au même endroit qu’à l’aller en compagnie d’une Australienne. Long arrêt à quelques kms de Ktm qui nous fait arriver vers 18h sur Thamel. On trouve rapidement une guest house aux chambres rudimentaires, et aux minuscules sanitaires, douche lavabo et toilettes dans un peu plus d’un mètre carré ! Une bonne bouffe, momos veg fried, à base de légumes et frie, succulents, et avec ceci une assiette de noodles arrosé d’Everest Beer et de Black T, impérial.

Un tour aux news sur le net et fin de soirée à la chambre, et une bonne douche avant de se coucher. Journée transport, souvent fatigante, mais les paysages défilent avec les kms parcourus et les véhicules croisés, d’une originalité sans pareil….Bouddhas, signes Hindoue, drapeaux Anglais, marques de sport, guirlandes, une protection aux défis que la route procure. En effet de nombreux accidents mortels sont recensés chaque année. Il est déjà tard et demain s’annonce physique…   

Réveil un peu plus tard que prévu, ce qui arrivera plus d’une fois, et nous voila au p’tit dej’ au resto habituel, ca fait déjà trois fois, ils commencent à nous connaitre. Une longue marche nous attend, ce sera omelette avec toasts, jus de mangue et B.tea. En route pour Bodnath ou Bodha ici, une bonne trotte, 6kms, un beau temps et une manière volontaire de tenter la mission piétonnière. A 14H30 nous voila à deux pas du Stupa de Bodnath. Mission lodge, il faut poser les sacs, et au bout de quatre tentatives, nous revenons vers la 1ere possibilité, l’un de nous dormira par terre, c’est Bianca qui ‘s’y colle’ avec sourire. On pose les sacs, et décidons d’aller a Pashupatinath, le plus grand temple Hindoue du Népal à quelques encablures. Il faut une vingtaine de minutes à pied, sans les sacs, ca va plus vite. Les macaques pullulent dans le coin, c'est très rigolo et effrayant à la fois, car ils peuvent être agressifs dans certaines situations. Il nous faudrait débourser 500Rs pour entrer, trop cher, nous faisons un tour sans pouvoir nous approcher des ghâts, le lieu de crémation des morts. Nous retournons dans le sanctuaire paisible de Bodnath pour admirer le stupa en terrasse du 3e avec un Banana Lassi, un lait Tibétain, de yack, avec bananes mixées, niquel pour ‘nourrir’. Nous mangerons dans un restaurant tibétain, mais de clientèle occidentale, malheureusement. Ne pas trop suivre les guides. Cependant le temps d’attente, presque une heure et demie, est récompensée par une cuisine succulente, des noodles fried végétables, avec des momos pomme de terre fromage de yack. Bourratif mais j’avais faim et tout y passe. Nous poursuivons notre virée vers un terrain vague ou un rassemblent est organisé, avec feu d’artifice et chorégraphie ‘moderne’. Mouais, diront nous, mais ca fait aussi voir une autre image du Népal avec ses multiples facettes. Nous finissons par un thé tibétain, avec du lait donc, pour 15Rs. Un dernier tour de stupa et au lit. L’ambiance calme qui y règne est cependant différente en début de soirée quand les chiens se rassemble et génères des nuisances. Il en est de même dans presque tout le Népal, et les villes n’y échappent pas. Demain en route pour l’ONG.

 

 


 Durbar Square, Katmandou



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Publié à 18:44, le 26/03/2010,
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Semaine 2 et 3

 

 

 

Orphelinat

 

Demain en route pour l’ONG. Le départ se fera à pied après un dej’ en terrasse, pendant 2kms avant de prendre un bus pour 15Rs au lieu 50 comme préconiser. La communication avec les locaux nous permet de payer le prix ‘quotidien’ et non ‘touriste’. Nous commençons aussi à avoir la notion du cout de la vie. Nous devions poursuivre par un mini bus mais nous décidons de continuer à pied sous un soleil de plomb, pas très chaud mais assommant. Marcher au bord d’une route n’est pas préconisé, risque d’accident, pollution, mais quand il faut…il faut ! Après une pause riz pillé chicken, nous repartons en espérant trouver un moyen pas cher de voir l’arrivée, un taximan passe justement et pour 200Rs il gérera le rdv et nous indiquera la destination finale. On a quand même marcher 6kms avec les sacs (de 20kg env. pour moi)  En avant pour la mission ‘Orphenage’, orphelinat. Nous arrivons en fin d’a-m et sommes accueillis par des enfants, une Française et un Breton, de Rennes, et bien ils sont partout ceux là! Un tour rapide et la désignation des chambres est faite avant le briefing, à la frontale puis à la bougie, et rejoignons les enfants pour un Dal Bhat ’manuel’, pas de couvert. Il n’est pas très tard quand nous finissons sur la terrasse avec un thé à contempler les innombrables étoiles, tant la pollution lumineuse est faible. Le courant reviens, il est temps de se mettre au chaud, de recharger le pc, et de reposer le corps surtout. Réveil vers 6h30, et l’encadrement des enfants débutera. Repos !

Notre mission, si nous l’acceptons, consiste à préparer les enfants pour aller à l’école. Un Dal-Bhat pour commencer la journée, un peu fade, et c’est parti pour la Kingdom Star High School. Quinze à vingt minutes de marche et l’on ‘dépote’ les enfants, oups, une petite fille, Mona, la plus jeune, 3ans, est encore en pyjama ; elle fera la journée comme ça. Après avoir remangé un D-B à midi et nous voila en route pour le Bouddha du coin, Nous emmenons les enfants de l’école publique car c’est les vacances pour eux. Ca grimpe, ca descend, un enfant à la main, un autre sur le dos, la préparation au trek est assurée. De retour à l’orph’ il est déjà temps d’aller chercher les enfants du privé, pas le temps de faire de pause. Les balades a pied me change les idées et permettent de découvrir les alentours, par ce beau soleil et ce ciel bleu, on va prendre des couleurs au mois de janvier, au Népal. C’est un peu la surprise car je m’attendais à des températures nettement plus faibles, tant mieux. Mais dès le soleil couché, il fait froid. Il va falloir trouver des activités pour tous ces petits enfants excités.

Debout a 6h20 pour aider à la préparation du Dal-B, un verre d’eau chaude en guise de p’tit dej’, pas très nourrissant tout de même. A 8h, le D-B est le bienvenu. A 9h c’est l’heure d’aller a l’école, sur le retour un tour au cyber pour voir et donner des news. Ici, je prends mon temps pour tout faire, la toilette, le tea, la marche, les courses… le temps s’arrête l’espace de 2 semaines. Les activités avec les enfants sont variées mais vite répétitives finalement : peinture, chants, lecture, marche, ballon, un peu d’ordi pour les plus grands. Les repas sont calés à la minute et les rituels religieux respectés à la lettre. Encore une journée sans grande aventure mais le contact avec les enfants est largement compensateur. Ce soir je regarde un des rares films que j’ai emmené avec moi, Astérix aux J.O, ca passe le temps avant de dormir. Demain tous les enfants seront à l’Orph’ car c’est une journée de fêtes au Népal pour des raisons difficiles à connaitre. Je ne sais pas si il y a une fête de la bière ici, car les Sherpas sont réputés bons buveurs, j’aimerai bien voir ce que ca donne ;)

Réveil à 8h en ce mercredi 20 janvier, un thé, quelques tranches de pain de mie, un pancake et en route pour le village, un peu d’internet pour rester un poil ‘connecting people’, mais que c’est lent ! En 40 minutes j’ai juste eu le temps de charger 1 photo sur le blog, consulter mes mails, et quelques infos. Heureusement ce n’est pas cher 15Rs pour 40min, soit 5h d’internet pour le prix de 500 g de sucre ou 10h pour le prix d’une bière (comparaison atypique, j’avoue). De retour, le temps permet de faire un peu de lessive et de ranger un peu ma chambre qui ressemble à un souk marocain. Il va falloir que je cale un tour sur Ktm pour voir Anil, qui est revenu de son trek. J’ai pas mal d’info à lui demander pour le trek de l’Everest qui me tente beaucoup. D’autant que le Breton avec moi à l’ONG est aussi motivé pour ce trek. A planifié, tout ça ! Un bon repas comme d’hab’ et c’est parti pour aller à un temple hindoue surplombant la vallée de Ktm. Un peu de marche à travers les terrasses puis passage par la fabrique de …briques, en terre cuite, et alignées par milliers puis entassées avant d’être chargées pour des destinations inconnus. Probablement des centaines de kms pour certaines. La fabrication est possible car le charbon est assez facilement acheminé car le site est proche de Ktm et puis surtout la terre est argileuse. Arrosée pour être travaillée avec les pieds, cette terre est moulée puis cuite en étant recouverte de charbons ardents. Nous arrivons à destination après une série de marches, quelques centaines, qui nous permettent de surplomber la vallée et d’apercevoir au loin, au milieu des nuages, quelques sommets enneigés, majestueux…Le retour se fait par un chemin inédit à travers les briques puis les cabanes, et les rizières, avec les chemins de 20cm de larges et les canaux d’irrigation de chaque coté. Au retour un peu de riz pilé et un tea et c’est reparti, un tour en ‘ville’, pourquoi pas. Il y a juste une petite course à faire, j’y vais, en changeant de chemin, comme souvent, je vais voir tout le village avant mon départ à ce rythme ! Pourquoi pas ? Au contraire ! La soirée se termine paisiblement avec une demi-heure de télé avec les enfants. Ce n’est pas bien passionnant, ca saute tout le temps, et quand ca saute pas, ils avancent au passage désiré, du vu et revu, pour eux. 22h52, au lit. Choubhratri !

Ce matin je suis officiellement de ‘corvée’ de cuisine. Après 4 matins à participer, j’ai intégré l’équipe, ou plutôt l’équipe m’a intégré ! Je me lève donc vers 6h30 mais je prends le temps de faire un tea et de manger 2 tranches de pain de mie. Arrivé en bas, personne ! Je commence à savoir quoi faire en arrivant aux cuisines donc je démarre par une grande marmite d’eau à faire bouillir pour le riz, ba oui il faut 5kg de riz à chaque repas ! Je coupe les choux blancs en fins morceaux quand le renfort arrive. Birendra commence par préparer un ‘GingerTea’, un thé au gingembre, la journée s’annonce piquante ! Je prends le D-B avec les enfants et je finis dernier comme toujours. Je mange juste avant la cuisinière, qui, elle, mange seule après tout le monde (le soir, à la bougie la plupart du temps). En faisant la cuisine, l’idée à germer de gravir le ‘zig-zag way’, un chemin visible à plusieurs kms et qui amène à plus de 2000m d’altitude (l’orph’ est a 1300m a peine) ce qui représente un bon entrainement pour le trek. Muni de mon sac à dos, équipé de vêtements, couverture, pharmacie, eau, barres céréales, boussole, lampe frontale… tout ce qui peut sauver au cas ou…, on part à 10h en groupe de 4, moi et Birendra, l’ainé des garçons, qui supervise un peu tout ce petit monde, et deux filles de 10 et 12 ans. J’espère que je vais tenir la cadence car ces jeunes sont très habitués à crapahuter partout, en tong, pendant des heures. Il faudra une bonne demi-heure de rizière puis de bitume avant commencer à ressentir la pente. J’en profite pour acheter une bouteille d’eau pour les enfants, car il fait plus de 20° et un bon effort nous attend. Mais une fois parti dans le fameux Zig-zag, que ca monte ! Mais la vue sur la vallée et l’orph que l’on ne distingue plus nous garantissent  un isolement relatif. La montée durera une heure et demi, nous voilà à plus de 2000m. Une fois au sommet, la brume plus intense que les derniers jours nous empêche une belle vue sur les sommets, mais l’on aperçoit tout de même le Dhaulagiri et d’autres sommets plus petits. Une pause s’impose, ‘Bo ke laiyo’, j’ai faim ! Une barre de céréales chacun et un fond de cacahuètes datant d’une semaine et c’est reparti. Plus loin une belle vue sur la vallée de Ktm, mais toujours ce petit voile nuages/pollution. Une superbe vue sur la forêt que nous avons traversée et gravie avec ce soleil et ce moment unique avec les enfants m’enchante. Après une descente de 700m de dénivelé, j’invite les enfants à boire un thé pour se reposer avant les 2-3 derniers kms. Il y a un temple Bouddhiste juste à coté, l’occasion de leur faire voir autre chose que leur univers religieux protestant. Je termine cette randonnée un peu fatigué mais heureux de cette sortie en petit comité, et visiblement la satisfaction était générale. De retour à l’orph’, je m’improvise artisan coiffeur pour trois petites têtes à la tignasse noire, raide, et grasse malgré les 2 shampoings chacun. Pas intérêt à gaffer, il y a Anil, le ‘Boss’ de l’établissement qui m’observe. Il me suggère de raccourcir un peu, je passé donc du 9 au 6mm, sinon ce sera à 1,5mm. Les filles s’occupent ensuite de nettoyer les têtes de leurs poux nettement plus facile à déloger. Il est bientôt l’heure de préparer le D-B, je m’empresse de savoir qui seront mes compagnons d’un soir ! Il s’agit de Kabita et de Dolma, deux filles timides de 12 et 14 ans. Les paroles s’échangent malgré le bruit passager du sifflement de la cocotte-minute, qui empêche toute communication. Mon pauvre anglais ne me permet malheureusement pas de rentrer dans les détails de la vie népalaise mais la compréhension ‘de l’autre’ est à double sens, et le courant passe d’une manière ou d’une autre. Je réussis à manger en sa compagnie juste après le retour de l’électricité, ce qui me permet de discerner un sourire sur ces lèvres lorsque je la félicite de son talent culinaire et que j’accepte une 2ème tournée, je mange beaucoup depuis mon arrivée ici  et cette journée sportive était la bienvenue car je commençai à me sentir lourd, mais je termine repus. Un peu de télé avec les enfants et un peu de discut’ dans notre cuisine du 4e et une bonne nuit sera la bienvenue, seul, le rennais est parti à Nagarkot, 3h de route, pour 2jours. 4, 3,2…1 dodo ! Faut suivre, pffff, Choubhratri !

Nouvelle journée, nouveau D-B, et journée sans grande occupation. Il n’y a pas de cours ce jour, il y a l’anniversaire de l’école, qui fête ses 15ans. C’est l’occasion d’aller voir les enfants chanter et danser. Les hostilités commencent à 14h au lieu de 12h faute d’électricité. Ici la vie est basée selon ces heures de ‘modernisme’. Une pause Momos vers 15h est la bienvenue. 2 assiettes à savoir 20 momos sont nécessaires à me rassasier. Je sens que l’a-m va être long. A 17h, après la danse de Chanda et son ‘boy-friend’ ‘Kamal’, de retour à l’orph,  il est temps de préparer le D-B. Ce soir le riz sera cuit au feu de bois dans cette pièce minuscule où la fumée attaque les poumons et les yeux de ces pauvres enfants. J’aide tant bien que mal sans trainer dans ce fumoir. La grande nouveauté pour ce D-B est le chicken, un Dal-Bhat Poulet ! Excellent, c’est le cadeau du samedi, jour ‘sain’ ici au Népal. Pas grand chose à dire ce jour….

Voila une semaine que nous sommes arrivés à l’orph, je me lève à 8h pour manger vers 10h, ce dimanche il n’y a pas cours. Je m’improvise à nouveau coiffeur et coupe les cheveux à 5 boys en peu de temps. Heureusement qu’il y avait de la batterie sur le portable car je n’aurai pas pu finir de tailler ces petites têtes, tondeuse en usb c’est nickel. Ca va faire du bien d’aérer ces tignasses grasses, noires, en espérant vider ces têtes de ces habitants que beaucoup d’enfants connaissent, même chez nous. Je me pose dehors pour écrire ces lignes, et je suis entouré d’enfants, ce n’est pas facile d’écrire mais amusant, pour eux comme pour moi. J’en profite pour mettre de la musique bretonne puis népalaise. Ils chantent avec moi, c’est vraiment le Népal que je recherchais.

Nous voilà mardi 26 janvier. Un peu de mal à me lever depuis 2-3 jours. Une fatigue accumulée ? Peut-être…pourtant la préparation au trek est loin d’être bouclée. Trop tard pour le dal-bhat du matin, tô ! Je prends un thé et une banane, il est l’heure d’emmener les enfants à l’école. Bishal nous accompagne pour la 1e fois. Il est le grand frère de tous ces enfants, celui qui est toujours présent, et qui encadre avec respect et autorité ce petit monde. Il est aidé de ‘Oncle’ un autre Népalais de 40kg au moins, discret mais très apprécié des enfants. Je profite du thé que nous prenons tous ensemble pour prendre des pâtisseries, une sorte de beignet frit de forme ronde, des ‘Sills’. A 5 roupies, j’en prends 3, soit 15cts d’euro, ca va on peu se caler le ventre à pas cher. Un tour au cyber avant de préparer la ballade du jour. D’un commun accord avec le Breton (Benoit), nous décidons de partir pour au moins 3h, accompagné de 6 enfants. Va falloir gérer, car nous avons avec nous les champions, Suman et Suko, 5ans chacun, de l’énergie à revendre et des caractères bien trempés. Je ne connais pas précisément leur histoire mais l’on sent un vécu déjà ‘lourd’, une débrouillardise sans pareille et un coté malin aiguisé. C’est parti par des rizières puis un peu de route, avant de s’enfoncer dans la campagne au gré des intuitions, des sommets atteignables, et d’improvisation aussi. Après des mollets bien chaud, ce sont les cuisses commencent à se faire sentir. Loin de la rupture, c’est plutôt le bon rythme, le sac de 7-8kg, et les changements de pente qui produisent cet effet. Je ne suis pas le seul car une partie des enfants veut rentrer. Pourtant ce sont des marcheurs aguerris pour la plupart, des kilomètres avec leur tong, sur tous les terrains, avec un peu de riz pillé dans les poches pour de rassasier quand nécessaire. Nous poursuivons à 4 avec les 2 bolides, ceux là sont des costaux, preuve supplémentaire. Nous  devons faire demi-tour après avoir pris un chemin ‘osé’ et arrivons par un jardin chez l’habitant. Par étonnement, nous sommes accueillis par le doyen de la maison, en anglais, à s’assoir dans la petite cours, entre maison et vaches. La pause nous amènes à boire du lait d’une fraicheur surprenante, la buée se fige sur le verre dès le versement du lait. Cette fraicheur vient d’une partie de la maison, exposée au nord dont le trou percé dans la terre battue permet de conserver ce genre de produit. Pas de sucre, des morceaux dans le verre, un lait léger mais crémeux, j’espère que mes boyaux ne me le feront pas payer. Cela restera une belle rencontre, à parler de son fils médecin et d’un autre aux Etats-Unis, lui, l’ancien formateur de l’armée Népalaise. Retour vers notre ‘quartier’ car il est déjà l’heure de chercher les enfants à l’école. On a quand même un peu de temps. Suko à trouvé 5Rs par terre, ba oui c’est un instinct chez eux de scruter le sol, il achète quelques bonbons et partage avec nous 4, respect. Nous, les grands, commençons à avoir faim. Direction le micro restaurant de samedi dernier, des très bons momos, pas cher, prêts en 3min. Ce sera le cas cette fois aussi. 2 assiettes de 10 sont nécessaires à nous satisfaire. Bien évidemment, nous sommes contents de partager nos plats avec Suko et Suman, car finalement ils ont bien mérités, et sont restés très corrects. Ils ont juste besoin d’être un peu considérés, comme chacun. Retour au bercail, une grosse mission m’attend, Anil, le ‘Boss’ de l’orph, est là. On va devoir retravailler un peu le jardin pour y planter les pommes de terre, pas de soucis. Une fois finie, Anil nous trouve une autre mission qui consiste à changer l’emplacement du feu pour y faire un trou et y stocker les eaux d’écoulements pour irriguer le jardin, pas terrible la source. Bref, j’obtempère. Du plastique, des vieux habits, des sacs, un peu de tout en gros, beurk. Et nous devons bruler tout ca… ainsi que les broussailles aux alentours. Mission un peu suffocante parfois, mais collective. J’invite mon collègue de chantier à boire un thé avant de prendre une douche. Douche froide mais bienvenue tout de même, car la journée m’a fait suer plus que je ne l’aurai cru. Un D-B, avec la lumière, puis la projection de Avatar est prévu. Quoi ? Avatar ? Il est encore au cinéma ! Un film H.D en screener (film filmé puis converti, mauvaise qualité) en anglais sur une télé 55cm, je laisse tomber après 1/2h de film. Un peu de son et un massage avant de dormir et la journée sera bien terminée ! Bonne nuit.

Je me décide enfin à contacter Anil, mon ami Népalais (y’en a 2, au fait ;). Un peu galère pour trouver les bons indicatifs téléphoniques mais j’y parviens (+977). Le coup de fil se fait en anglais et je me rends compte à nouveau que mon niveau n’est pas terrible. Je parviens tout de même à gérer les grandes lignes. Anil reviens sur Ktm mercredi prochain, qu’à cela ne tienne, je vais passer à son agence pour avoir les premières infos. Nous décidons donc avec Benoit de partir pour Ktm. Le trajet se fait vite et à pas cher (25Rs l’aller soit 25cts€), nous devons trouver l’agence d’Anil. Pas si évident que ça. Après avoir demandé à plusieurs personnes, je me décide à aller au Yak and Yéti, l’hôtel de luxe que je connais de mon ancien voyage au Népal. Effectivement c'est la solution idéale puisque nous sommes accompagné par un ‘valet’ jusqu'à l’agence, qui se trouver juste derrière l’hôtel. On aurait eu du mal à trouver car pas de devanture sur les rues fréquentées. Nous rencontrons le manager d’Anil, qui n’est pas surpris de notre visite. Nous lui demandons les infos concernant le trek de l’Everest, et le manager nous explique le nécessaire sans chercher à nous refourguer les packs proposés par son agence. Nous le remercions et lui promettons de repasser, au moins pour voir Anil. Nous continuons notre périple dans la capitale en direction de Thamel, le quartier touristique où agences, magasins et restaurants en tout genre se disputent la manne financière. Nous tentons un devis dans une autre agence pour voir un peu la différence. Effectivement il y en a un peu, sur le prix du porteur, 10$ au lieu de 15 à la journée, le prix du billet d’avion légèrement moins cher à 200$ au lieu de 226$ et l’obtention du permis et de la carte de trekking à 10$ au lieu de 20$. Il est vrai que cette petite agence doit tirer sur tous les prix pour proposer ces tarifs, et je m’inquiète du potentiel porteur. Nous voila mieux renseigner et un petit creux se fait sentir, en route pour un resto que Benoit connais. Nous prenons des Chowmeins, du riz à la poêle avec de nombreux légumes. Succulents mais insuffisants pour nous caler, je mange comme deux au Népal ! Nous poursuivons vers un autre resto pour un thé, et proposant le wifi, parfait on va pouvoir passer une annonce pour trouver une personne de plus pour le trek, de manière à faire baisser le prix de la prestation. Ceci fait nous allons faire notre carte ‘Timms’, carte nécessaire à tout trekkeur. Au moins celle-ci on ne la paiera pas, car beaucoup d’agence la facture alors qu’il suffit de 2 photos et de 10min. Il est bientôt l’heure de rentrer, en route pour Sabdobato au sud de Ktm, Godawari puis Thaukel, le quartier de l’Orph. Quelques rencontres sur le chemin font passer le temps très vite. Et voila tous ces enfants de l’orph qui nous accueillent, Where were you ? Où étiez-vous ? J’apprends qu’il y a un exercice à faire avec les enfants sur l’environnement pour la fin de semaine, ca va être l’occasion de faire évoluer un peu les consciences! Demain c’est randonnée/entrainement, au lit !

Nous somme le jeudi 28 janvier, le temps passe, bientôt 3 semaines au Népal. Aujourd’hui c’est randonnée avec l’équipe de bénévoles, à 5 + le chien, nous prenons la direction de ‘zig-zag road’ la rando que j’ai fait il y a quelques jours. Je serai donc le guide du jour. Après avoir pris les chemins de traverses avec quelques innovations tout de même, ba oui j’avais oublié quelques subtilités. Mais je m’en sors très bien, au point de découvrir un endroit bien sympa, la fabrication de miel dans une réserve botanique, bien joué Lolo. Apprécions ce plat avant les 2 heures de montée parfois abruptes. Une fois le sommet atteint nous voila à 2000m, soit 700m de plus qu’à l’orph. Nous poursuivons par un autre chemin que la dernière fois mais mon sens de l’orientation ne fera pas défaut, malgré la peur passagère de mes ‘clients’. Nous redescendons à travers la forêt où le sentier s’efface les 2/3 du temps. Mais nous parvenons à revenir sains et saufs ! Un Dal-Bhat et on repart, il reste encore 3kms de bitumes et de rizières pour rentrer. Le chien se fait renifler par tous les chiens que nous croisons, et c’est là que l’on voit la quantité au Népal, impressionnante, une vingtaine en quelques kms. De retour à l’orph, une petite toilette est la bienvenue car il a fait très beau et chaud et la rando nous a tous un peu calmés. Pas d’électricité ce soir donc au lit assez vite. La nuit n’a pas été terrible, mal de gorge et légères bouffées de chaleur, je décide de faire grass mat’ et d’écrire ces lignes. Il est 10h30 record battu, allez debout moussaillon car ca gargouille dans la tuyauterie!

 

Pas grand-chose de nouveau ces 2-3 derniers jours si ce n’est que ma tuyauterie évoquée plus haut me fait défaut depuis samedi soir. Le poulet lui a été fatal. Je vous passe les détails mais j’ai passé une nuit ‘à chier’. Finalement c’est la fin de l’ONG le lundi et tous les volontaires repartent dans la matinée. Je décide de rester encore un peu car mon état ne me permet pas de faire grand-chose. J’en profite pour me reposer car j’ai une bonne toux, une bonne diarrhée, une bonne fatigue. Nous sommes mardi matin et je commence à reprendre des forces, il était temps. L’appétit revient petit à petit, c’est bon signe, quand l’appétit va, tout va. Je suis donc seul à présent, et ca me permet de bien décompresser et de vivre à mon rythme. C’est décidé demain matin je quitte l’orph pour Ktm pour y rejoindre Anil et les filles. Il faut prendre une décision pour le trek. Les dernières infos sur le net me donnent 1° à Lukla, la ville de départ du trek. 1° max dans la journée, soit – 10 la nuit. Et c’est seulement la ville de départ, la moins haute en altitude, je n’imagine même pas à 4000m la température qu’il doit faire, et à 5500 alors ? Le point d’arrivée du trek au camp de base du Kala Pattar (j’ai entendu parler de -25°). Il fait beau ici à Godawari, Thaukel, lieu de l’orph, mais plus l’on va grimper et plus ca va descendre(en température). Tous les enfants ont repris l’école, le public comme le privé. C’est bien calme à l’orph et je regrette de devoir quitter tous ces enfants avec qui le courant passe très bien à présent. Ordinateur avec certains, fournisseur de mouchoirs pour d’autres, coiffeur et docteur dans la mesure de mes compétences. Ici c’est du multitâches, comme j’aime. Je prends mon thé dans le bar habituel, je mets un peu de musique et je suis du coup l’attraction du coin. Le chef est à coté de moi pendant que j’écris. C’est assez marrant de savoir qu’il ne sait pas ce que j’écris. Bien, je ne vais pas trainer pour pouvoir utiliser le peu d’électricité que le gouvernement nous permet de consommer, de manière à recharger mes batteries d’appareil photo, lampe frontale et téléphone portable. Allez en route pour de nouvelles aventures !

 


 Une partie des enfants



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Publié à 18:43, le 26/03/2010,
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